Laurent Blanc est-il en train d’écrire un « cas d’école » pour les formateurs en management ?


Laurent Blanc est en train d’écrire un « Case » pour tous les formateurs en management qui cherchent à illustrer les phases de croissance , la peur de gagner ou du syndrome du « manager idole » destabilisé.

Après une Phase Pionnière époustouflante (sacré meilleur entraineur de la ligue 1 dés sa première année, coupe de la ligue en 2008, championnat en 2009) , la Phase de Plateau est venue très vite et celle de Crise lui a suivi encore plus rapidement.

Mais plus que l’enchainement classique des Phases c’est l’explication de l’accélération de cet enchainement qui donnera le plus de matière aux analystes : il a en effet suffit d’une polémique sur un éventuel départ de Laurent Blanc pour l’Equipe de France pour que le doute s’installe, que l’agacement remplace la sérénité et que l’échec collectif remplace la dynamique du chef de bande. Il suffit de voir comment le visage « du Président », comme l’appelait ses compagnons de 1998, a changé en quelques semaines pour comprendre l’impact positif que pourrait avoir sur son équipe un sursaut psychologique de sa part.

Une anecdote contée il ya quelques semaines par Nicolas Vannier (l’homme du grand Nord) lors de la Convention de la belle et innovante société Adia devrait lui redonner espoir.
Nicolas Vanier raconte en effet que, emmené par son célèbre attelage de chiens, il était épuisé et en plein doute, s’approchant sans trop savoir le temps restant pour l’atteindre, d’une étape dans une petite ville du grand Nord.

Accablé de fatigue, le musher était courbé à l’arrière de son traineau et ses chiens trottaient lentement, la queue basse.Le passage d’un ressaut de glace donna alors à Nicolas Vanier l’occasion d’un coup d’œil lointain à l’horizon où il aperçu, en un éclair, la flèche d’une antenne d’aérodrome à 4 heures de course. Cette vision déclencha en lui immédiatement une bouffée de courage et de vigueur, il se redressa instantanément pour mieux affiner sa vision.

Les chiens ne pouvaient pas avoir eu le même point de vue et pourtant, sans même que l’explorateur n’ait prononcé un mot ou fait le moindre geste, le simple fait pour la meute d’avoir « senti » son chef se redresser et vibrer de nouveau d’espoir et de force, déclencha un galop magnifique, queues en panache et oreilles au vent.

Laurent, relevez la tête, bombez le torse, votre équipe le sentira bien mieux qu’elle ne comprend vos mots !