Brexit : et non, la Génération Y n’a pas (encore) notre destin en main mais… c’est bien dommage


Les sondeurs, les chaines d’infos, les « penseurs » (voir ce tweet « magnifique » de BHL) nous annonçaient encore une victoire finale des IN vendredi au petit matin avant es dépouillements renvoient une fois de plus les sondeurs à leurs chères études.

Au-delà des raisons profondément politiques et économiques de ce vote démocratique, je suis interpellé par l’analyse de l’âge des votants pour l’une ou l’autre des options. En effet à 64% (vs 24%) des 18-24 ans ont voté «in», à 45% (vs 39%) chez les 25-49 ans aussi. À l’inverse, à 49 % (vs 35%) des 50-64 ans ont opté pour le «out», et à 58%  (vs 33%) des plus de 65 ans.

Les générations X et W ont, de justesse, conservé dans les urnes l’avance qu’elles perdent au quotidien dans le leadership économique, politique, scientifique mais surtout moral…

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La vision universelle (no-border), ouverte, collaborative, créative et passionnée (Nuit debout) de cette Génération Y, en passe de prendre le pouvoir dans nos entreprises, est bien loin de disposer des relais politiques nécessaires pour convaincre au-delà de ses propres limites.

Nous vivions en la matière la fin d’une époque, nul doute qu’elle fera naître de belles vocations parmi des trentenaires qui vont décidément considérer que l’Avenir est bien trop important pour le laisser gérer par ceux qui ne savent plus lui sourire.

 

AgeGroupe

 

En France, 3000 entreprises concentrent 53% de la valeur ajoutée (donc de la TVA), 70 % des investissements et 8 3 % des exportations


L’essentiel de l’activité économique des secteurs principalement marchands est porté par un nombre restreint d’entreprises. En 2013, sur les 3,3 millions d’entreprises, 3 000 concentrent 52 % de la valeur ajoutée, 70 % des investissements et 83 % des exportations. Cet ensemble est constitué principalement de grandes entreprises (240) et d’entreprises de taille intermédiaire (2 030), mais compte aussi des PME, y compris des microentreprises. 40 % de ces 3 000 entreprises sont industrielles et réalisent 57 % des exportations.

La moitié de la valeur ajoutée des secteurs principalement marchands

Deux tiers des 3 000 entreprises sont des ETI

40 % de ces 3 000 entreprises sont industrielles

Sources, définitions, pour en savoir plus => Insee

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Employabilité des jeunes : est-ce devenu un gros mot ?


Entreprendre pour Apprendre est une des associations qui font se rencontrer les entreprises et les collégiens ou les lycéens pour donner des perspectives et surtout partager un regard positif sur l’avenir de l’emploi.

Le magasine de l’association m’a  proposé de répondre à cette question saugrenue « l’employabilité des jeunes : est-ce un devenu un gros mot ? »

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Le secteur médical prévoit 350 000 créations de poste d’ici 5 ans…


Extrait de l’excellent Blog http://leblog.adeccomedical.fr/blog/2015/02/05/le-secteur-medical-prevoit-350-000-creations-de-poste-dici-5-ans/#sthash.PO4l9KBG.dpbs 

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Je me sens concerné


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Comme je crois en la force de l’Education, je me dis que c’est par ce biais que je peux apporter ma petite pierre à l’édifice à reconstruire.

Je vais donc essayer d’aller en classe de Primaire, au cours des mois à venir, une fois, deux fois, trois fois… pour porter un message simple aux plus jeunes (CM1 CM2? ) : « Oui les enfants, le futur est beau, oui si vous êtes ouverts sur les autres, tolérants et engagés, avec la rigueur nécessaire à tout projet de vie, vous allez réussir et la Société que vous allez construire sera belle. »

Et je vais essayer d’aller dans les classes qui ont le plus besoin d’avoir confiance dans l’avenir.

Mais… je ne sais pas trop comment faire:
Donc je vous demande un coup de main: comment pensez vous que je puisse procéder pour contacter les enseignants de Primaire ? Des contacts en région lyonnaise à me donner ?

Vos conseils me seront précieux

 

Jérick Develle

Quand les patients deviendront  leur propre médecin…


Google vient d’annoncer investir massivement dans le développement de capsules 2000 fois plus petites qu’un globule rouge et dont la nanotechnologie permettra d’émettre en temps réel des informations sur les paramètres vitaux de celui qui se fera injecter l’objet.

A Nice, des chercheurs français viennent de mettre au point une technologie permettant de détecter plusieurs années à l’avance les signes précurseurs d’un cancer potentiel.

Un peu partout dans le monde on commence à utiliser des imprimantes 3D pour reproduire un éclat de vertèbre ou de phalange avant réimplantation et on réfléchit à la possibilité d’utiliser cette technologie pour imprimer de la peau ou même un organe…

L’accélération de l’impact de la technologie sur la santé humaine commence à générer des espoirs (ou des craintes) concernant un allongement exponentiel de l’espérance de vie qui pourrait pour certains (c’est par exemple mon point de vue) doubler en deux générations.

Cette situation en perpétuelle évolution, associée à la multiplication sur le net de forums d’échanges de données et de conseils médicaux, pourrait laisser à penser qu’en multipliant les capteurs les plus précis et en les couplant à des metamoteurs de données doués d’une réelle intelligence artificielle il pourrait devenir possible pour le patient d’être son propre médecin…

Mais je crois profondément qu’il n’en sera rien.

Ayant en effet observée de fort prés récemment la détresse d’une jeune Médecin et néanmoins Maman face à la maladie de son enfant il m’est apparu comme une évidence que la seule chose que ne sauront pas faire les machines pendant longtemps encore (et heureusement) ce sont les choix froids et puissants dictés par le serment d’ Hippocrate, c’est aussi la capacité à prendre du recul face à la douleur parfois nécessaire, c’est encore le pouvoir de savoir parfois ne pas guérir mais donner du temps de vie sereine et c’est surtout la maîtrise de la serendipité médicale qui fait qu’au travers de l’éclat d’un regard, de la vibration d’une voix ou de la douceur d’une main dans celle de son patient un médecin absorbe, transforme, analyse et retransmets bien plus d’énergie vitale que tous les robots de monde et cela pour encore bien longtemps.

 

Jérick Develle

Evolution de la pyramide des âges aux Etats Unis entre 1950 et 2060 mise en perspective avec les données européennes.


En 2060 la moyenne d’âge aux Etats Unis sera de 41 ans (37 ans en ce moment) pour 420 millions d’habitants.

C’est l’immigration massive (Hispanique en majorité) qui permettra au pays de disposer d’une des populations les plus jeunes parmi les pays développés.

 

 

En France, si les tendances démographiques récentes se maintiennent, la population sera de 73,6 millions d’habitants en 2060 (une personne sur trois aura ainsi plus de 60 ans) et la moyenne d’âge sera de 45 ans.

A l’horizon 2060, la moitié des pays membres verraient leur population continuer à croître (dont le Royaume-Uni et la France), pendant que l’autre moitié connaîtrait une diminution (dont l’Allemagne). En conséquence, c’est le même trio de tête que l’on retrouverait en 2060, mais dans un ordre inverse (Royaume-Uni, France et Allemagne). La France dépasserait l’Allemagne sur le plan démographique entre 2045 et 2050. Ces bouleversements auront, à n’en pas douter, des répercussions sur les équilibres politiques entre Etats membres (le nombre de députés européens de chaque pays est fonction de sa population).

L’âge médian dans l’UE passera de 40,1 ans en 2010 à 49,3 en 2060. Les disparités seront énormes :

  • La France verra son âge médian passer de 40 à 44 ans (quatrième âge médian le plus faible).
  • L’Allemagne verra son âge médian passer de 44.3 à 54 ans (!) soit 10 ans de plus que la France. L’Allemagne est au même niveau que l’Espagne. Le Portugal a la palme avec 55.1 ans.

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Jérick Develle

Data :
La population européenne par rapport à la population mondiale: tableaux et graphiques
http://www.cosmovisions.com/TableAgeMoyen.htm

Cliquer pour accéder à Ortman.pdf

Petit déjeuner débat avec Marisol Touraine ce matin au Conseil Constitutionnel organisé par l’Institut Montaigne autour de la Stratégie Nationale de Santé


Intervention de la Ministre extrêmement claire et décidée ! Je suis finalement plutôt en confiance avec son leadership et sa vision.

Par contre je trouve qu’elle gagnerait à être un peu moins « contrôlée » (un peu distante et cassante dans ses réponses).

Mais manifestement que l’on soit de gauche ou de droite, être Ministre de la Santé nécessite d’avoir une vraie et forte structuration intellectuelle bien au delà de ce que l’on demande à un « Politique » classique.

Voici quelques phrases notées à la volée :

  • Nous avons tendance à faire montre d’un pessimisme excessif alors que notre système est un des meilleurs du monde. Le budget de la sécurité sociale est supérieur au budget de l’état. 2 millions de français travaillent directement ou indirectement dans la santé.
  • Défis : Allongement espérance de vie et apparition de maladies chroniques liées à l’allongement de la vie.
  • Inégalité sociale face à la santé. L’écart d’espérance de vie entre les catégorie sociale ne s’est pas réduit « Habitant à un bout ou à l’autre du RER B, vous avez statistiquement 2 ans d’espérance de vie d’écart »
  • La démocratie sanitaire passe par une bonne information des patients potentiels et doit être garantie par la puissance publique. Très bientôt mise en place d’un site d’information de la santé qui fait suite à la suite d’un site sur les médicaments et les établissements.
  • Structuration de l’ambulatoire : l’enjeu principal est de mieux coordonner autour du patient les structures pour faire en sorte que le passage à l’hôpital ne se fasse pas par défaut.
  • C’est par bassins de vie que doivent se structurer les offres de soin
  • En France il faut de 7 à 10 ans pour faire passer une innovation dans les pratiques de soins. C’est 18 mois aux US.
  • Innovation accessible à une prise en charge collective: quelle répartition de la prise en charge de la recherche.
  • Les français monteront beaucoup plus vite que les autres aux créneaux en cas d’accident de santé lié à des risques médicaux/techniques non maîtrisés
  • Les règles changent année après année ? Oui, ok mais pour nous aussi elles changent année après année. Nous devons tous nous adapter
  • Quel prix est on prêts collectivement à payer pour la découverte d’un traitement allongeant de quelques semaines la durée de vie en cas de Cancer. C’est un débat que nous avons du mal à aborder dans le cadre du débat sur le « coût de l’innovation médicale ».
  • L’hôpital est dominant et c’est une question de culture. Ce qui est le plus dur à faire changer ce sont les blocages culturels…
  • Les pôles de sante représentent l’avenir. L’hôpital doit être le troisième recours après le médecin généraliste puis le spécialiste.
  • Au sujet des clauses de désignation (complémentaires santé) : Je n’accepte pas que l’on dise que je ne respecte pas les choix du Conseil Constitutionnel. Les clauses de désignation existaient depuis très longtemps . Il faudrait me croire stupide pour ne pas comprendre le débat. C’est le Conseil Constitutionnel qui tranchera.
  • Question d’un patient chronique : « à quoi servons nous en dehors d’être un coût dans la société ». La réponse : la concertation sera la clef avec d’une part un appel d’offre autour de la mise en place d’une aide à la complémentaire santé et par ailleurs les « contrats responsables et solidaires ». 
  • J’ai la profonde conviction que nous devons passer à un nouveau stade (après l’étape 2002) de la démocratie sanitaire.

 Jérick Develle

L’Afrique de taille !


Deux magnifiques représentations de l’Afrique tout à fait intéressantes.

La première donne une superbe idée de l’immense taille de l’Afrique et la deuxième donne une image très claire de la vision stratégique de la Chine en Afrique…

Afrique_Chine Source Stratfor - Le Point

Source Stratfor – Le Point