Les Ministres de l’équipe Emploi / Social / Santé / Dépendance / Famille et leurs activités parlementaires

Mme Marisol Touraine:  
Ministre des affaires sociales et de la santé.
 Activité en tant que Députée.
  @MarisolTouraine

 

Mme Michèle Delaunay:  
Ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes âgées et de la dépendance. Activité en tant que Députée.
  @micheledelaunay

Mme Dominique Bertinotti:  
Ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé,chargée de la famille.
Biographie
  @DBertinotti

Mme Marie-Arlette Carlotti:  
Ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes handicapées.
Biographie
  @MACarlotti

Egypte: fin de l’année zéro

Traverser comme je l’ai fait hier la Place Tahrir au Caire alors que se préparaient les festivités (et les manifestations) du premier anniversaire des évènements de 2011 c’est un peu parcourir en accélèré les douze mois écoulés.


Au centre de la Place, les tentes, symbole du lieu, elles accueillent les “vétérans” de la révolution de janvier-février 2011 qui veulent que leur statut soit reconnu.

La circulation autour de la place est dense mais fluide car gérée par des bénévoles en gilet fluo remplaçant les policiers en uniforme interdits de séjour dans ce lieux. Il suffit pourtant de sortir son portable pour faire une photo afin d’instantanément repérer les policiers “sans uniforme” qui veillent, vous photographient et notent.

Le long des trottoirs les échoppes proposent des drapeaux égyptiens flambant neufs et une immense palissade protège des fouilles à ciel ouvert opportunément disposées au pied du Hilton voisin dont on imagine le stress depuis un an.

Et puis, ça et là, parmi les touristes un peu inquiets mais tout excités par le fumet de l’histoire en marche, de pauvres hères tendent toujours la même main lasse qu’avant la Révolution.

L’Egypte se cherche un nouveau destin, le SCAF  (Conseil des forces armées) gère un pays passé du pouvoir d’un homme seul, naufragé de la vieillesse, à celui d’un groupe de vieux militaires tenant à bout de bras un décor tendu en arrière-plan au peuple pour lui donner l’illusion de maîtriser son avenir.

Bien sur le procès du vieux Raïs se poursuit, exhibant sur son brancard un Moubarak au visage toujours puissant et aux cheveux soigneusement teints et bien sur les législatives ont eu lieu et les résultats semblent confier l’avenir du pays à une coalition religieuse alliant les frères musulmanes et leurs ennemis salafistes.

Mais l’économie souffre, l’inflation explose (le simple baril de lessive est passé en un an de 40 livres à 70 livres et de 5 kg à … 4 kg), les investissements étrangers sont ralentis, les émirats ont drastiquement réduit le nombre de visas offerts aux travailleurs égyptiens réduisant d’autant les traditionnels subsides de la diaspora.

Plus encore que le taux de croissance c’est l’absence d’autorité morale quotidienne qui semble le plus difficile à vivre pour la population. Les incivilités parfois les plus graves sont courantes, les femmes seules ne sortent plus le soir, l’autorité managériale dans les entreprises et les administrations est sans cesse remise en cause et les relations sociales réduites à une course effrénée et perdue d’avance entre taux horaire et coût de la vie.

L’horizon politique est tout entier occupé par l’élection présidentielle de juin. Malheureusement aucun candidat capable de restaurer cette autorité morale démocratique ne semble émerger. Ni Boutros Boutros-Ghali qui dispose de l’expérience et la notoriété internationale mais qui est trop âgé en plus d’être copte et marié à une Française, ni Mohamed El Baradei dont l’aura médiatique n’a jamais franchi les frontières du Pays, ne vont se présenter. Bien sûr il y aura tout de même pléthore de candidats, mais je crains qu’aucun d’entre eux ne dispose de l’autorité naturelle suffisante pour faire à la fois face aux militaires tout puissants (ils viennent de prêter un milliard de dollars au Ministère des Finances), au peuple dont les attentes sont à la hauteur des souffrances ressenties et à la Communauté internationale qui se doit d’assumer ses responsabilités en aidant le pays à construire son avenir.

L’Histoire de l’Egypte a toujours été une succession de périodes glorieuses et de nuits tragiques. Fasse que les évènements de 2011 s’inspirent de la transition démocratique espagnole des années 80 et non de celle de l’Iran de la même période car ce grand et fier peuple de 80 millions d’âmes mérite d’être une puissance économique et démocratique moderne, passerelle naturelle entre l’Europe et une Afrique de l’Est qui monte en puissance et dont la Chine a fait une de ses principales cibles d’expansion territoriale.

Les secteurs créateurs d’emplois à moyen terme

Une étude du Centre d’Analyse Stratégique  (Service du Premier Ministre) vient d’être publiée concernant les secteurs créateurs d’emplois à moyen terme en France.

La description de l’impact sur la productivité des différentes crises passées est très intéressante pour simuler ce que nous vivons.

La prospective concernant les secteurs à forts potentiels de création d’emplois (ou pas…) n’est pas révolutionnaire mais permet certainement d’anticiper et d’affiner nos analyses.

Les Révolutions Arabes expliquées à ma fille

Il y a un an se préparait dans l’ensemble des pays du nord de l’Afrique des évènements qui ont marqué l’histoire.

L’accumulation, d’images, de news en 140 caractères et de commentaires d’experts n’a pas toujours permis de prendre du recul par rapport à l’immédiat.

Un an après, voici ce qui me vient spontanément lorsque je souhaite expliquer ce qu’il s’est passé (et se passe encore) à ma fille.

Les Révolutions Arabes me semblent nées de trois phénomènes amplifiés les uns par les autres  :

  • D’abord la crise économique dans les pays développés (2008-2009) qui ont exporté dans les pays arabes leur situation (les usines ont ralenti d’abord en Tunisie bien avant de le faire en Europe). En parallèle, les étrangers vivant en Europe (diaspora) ont transféré moins d’argent dans leurs pays d’origine pendant que les touristes ralentissaient leur présence pour des raisons économiques.
  • La confiscation de l’Economie : Dans la plupart des pays d’Afrique du Nord, étaient concentrés entre les mains de quelques familles les pouvoirs politiques et économiques, générant dans les classes moyennes et aisées une réelle frustration. Or, ce sont ces classes de la population qui, maîtrisant les outils modernes de communication (réseaux sociaux mais surtout sms), a réussi à fédérer et à piloter la révolte en utilisant les informations révélées par Wikileaks.
  • Le peuple des « laissés pour compte» du développement qui, ayant accès de plus en plus souvent aux média occidentaux (et en particulier à la télévision Française)  souhaitent apporter au plus vite à leurs familles les moyens de se soigner, de se former et de se nourrir en dehors des zones traditionnelles rurales.

Révolution faite, ces pays doivent faire face à cinq défis :

  • Mettre en place une démocratie moderne en s’appuyant sur la capacité des cadres expatriés en Europe à rentrer « en mission » pour aider à écrire et bâtir une vie politique productive et surtout aider à reconstruire une  administration efficiente.
  • Mettre en place une démocratie sociale et syndicale. En effet, les pays totalitaires ont souvent noyauté les entreprises par l’intermédiaire de syndicats fictifs qui ne jouaient pas leur rôle. La disparition du pouvoir totalitaire laisse alors l’espoir de la satisfaction de revendications sociales irraisonnées parce que non étayées par une culture syndicale solide.
  • L’éducation. Il faut réorienter le système éducatif vers la formation aux métiers industriels modernes d’une part et d’autre part vers la formation aux métiers permettant aux entreprises européennes de se réimplanter pour des activités tertiaires et connectées.
  • La Religion. La plupart de ces pays ont utilisé la religion comme un outil de stabilisation du peuple. Ce clergé aux ordres risque d’être remplacé très rapidement par des extrêmes. Là encore, le salut peut venir de la diaspora qui doit être en mesure de rapatrier les imams formés à la culture moderne européenne porteur d’un respect de traditions religieuses compatibles avec la démocratie. La lutte d’influence sera déterminante entre des imams extrémistes arrivés de l’Est et des imams modernistes revenus du Nord.
  • Au final rien ne se fera sans l’injection régulière et puissante de capitaux venant d’Europe et des Etats Unis. A l’exemple de ce qui se passe en Tunisie en ce moment avec des subventions massives à l’importation de viandes bovines françaises (ce qui fait opportunément augmenter les cours de la viande avant  les élections françaises), ceci permet aux peuples de ressentir dans la vie quotidienne des améliorations concrètes. Mais surtout les aides occidentales devront s’orienter massivement vers des investissements d’infrastructures (énergie, transport, communication, santé,…) qui permettront de créer des emplois durablement financés ouvrant la voie d’un développement harmonieux.

Il semble évident que le capital humain sera la clé de la mise en place d’une démocratie durable au Maghreb.

Rien ne se fera sans une collaboration économique profonde avec les pays du Nord de la Méditerranée mais aussi avec la diaspora qui doit se mobilier pour diffuser des valeurs de tolérance et de démocratie.

Quatre bonnes nouvelles pour commencer l’année 2012 !

Pour commencer l’année d’un bon pied, partageons quelques bonnes nouvelles !

Traversée du désert… numérique

A l’heure où il ne reste plus une seule zone de la terre non explorée, cartographiée ou numérisée je viens de me livrer à une exploration d’un genre nouveau : deux pleines semaines sans autre source
d’informations que quelques minutes de radio chaque jour le temps d’aller chercher un journal tout ce qu’il y a de plus papier, pas de télévision, pas de 3G, pas de Facebook et pas de Twitter.

Deux semaines donc, bien à l’abri dans un chalet d’alpage avec pour horizon le Mont-Blanc, pour fond sonore les cloches des troupeaux d’Abondance, entre randonnées romantiques (avec tout de même un check Foursquare de temps en temps) et des milliers de pages d’une littérature feuilletée chaque soir « à l’ancienne ».

J’avais bien choisi ma quinzaine… entre les émeutes de Londres et Crise boursière.

N’ayant accès qu’une fois par jour à la façon dont l’actualité prenait forme, se développait et retombait comme pluie d’averse je n’en avais qu’une vision figée. Il ne me restait plus que les flaques pour constater qu’il avait plu ou plutôt la taille des titres et la vibration des éditoriaux pour mesurer l’intensité des événements.

De retour depuis quelques heures, replongé goulûment dans les tweet, les post et l’info en continu, je mesure à la fois le bonheur de ces deux semaines de sevrage et la rapidité avec laquelle certaines informations me surprennent parce que je n’en ai pas vécu la genèse. Les images animées me révèlent une analyse que la photo me cachait (la photo de Moubarak en une de la presse il y a dix jours ne montrait pas la flamme qui brille dans ces yeux dés que l’image s’anime) et  l’analyse de l’échec de la communication sur Twitter d’une grande banque française m’éclaire bien mieux que bien des commentaires quotidien du cahier saumon du Figaro.

J’entends déjà quelques voix monter pour me traiter d’incorrigible Geek, Dweeb ou même Dork

Et bien non, tout simplement je suis interpellé : Interpellé lorsque je comprends le poids que prend l’Instant dans notre compréhension du monde, Interpellé du plaisir que j’y prends, Interpellé de voir que la mise à disposition instantanée de l’information commence à avoir un impact significatif sur le fonctionnement de nos cerveaux (lire “conséquences cognitives de l’accès simplifié à l’information“), Interpellé surtout de savoir que les premières conclusions de “l’Agenda Numérique Européen 2020“,  piloté par la Commission Européenne, envisagent que face à la progression exponentielle des besoins le niveau de débit d’accès aux contenus internet pourrait  dépendre du choix et des subsides des annonceurs intégrés aux dits contenus. Ceci évidement signifiera que les zones les moins peuplées du territoire seront les moins « intéressantes » donc les moins rapides et donc les moins rapidement « informées ».

Dépechez-vous de choisir vos périodes de sevrage numérique de peur que d’autres ne vous les imposent sans que vous n’y soyez préparés…

Génération Y au travail : Evolution ou révolution

Jeudi 16 Mai, je suis invité par le Centre des Jeunes Dirigeants (CJD) à dialoguer avec Benjamin Chaminade de l’impact réel ou supposé de la Génération Y sur le fonctionnement des entreprises.

Je ne manquerai pas de vous raconter d’autant que le débat entre nous sera animé par Jérôme Bonaldi et que la conversation de préparation que nous venons d’avoir me donne très envie de les rencontrer.

Génération Y CJD Chaminade Develle Bonalid 16 Juin 2011

[http://youtu.be/t83oq-s6-Co]

Tunisie : Passer du “pacte sécuritaire économique et politique” à la “démocratie sociale et entrepreneuriale”

Je viens d’achever une série d’entretiens avec mes collaborateurs ici à Tunis et ils m’ont offert une vraie leçon de sang-froid et de distanciation alors que tout s’est accéléré dans leur vie il y a moins d’une semaine, que les chars de l’armée stationnent encore aux carrefours, que des tirs résonnent encore la nuit dans certains quartiers et que, chaque jour, sont encore enterrés des blessés qui n’ont pas survécu à leurs blessures.

Mes notes sont aussi libres que leurs propos.

Char de l'armée à Tunis

Char de l'armée à Tunis

D’abord, et avant tout, la question de la sécurité individuelle de chacun. Le sniper posté sur les toits revient régulièrement dans la conversation. Y en a-t-il réellement encore ? Personne ne le sait vraiment mais une chose est claire: il reste au travers du pays des « miliciens » dont la rage de la défaite s’exprime dans une course contre la mort.

Le bruit des tirs revient souvent dans la conservation. Ces tirs qui ont tenus les familles pendant plusieurs nuits debout dans les couloirs des immeubles à rechercher la protection des murs alors que les balles sifflaient dans les rues. Une jeune maman me racontait hier après-midi que sa petite fille avait choisi ces moments-là pour dire sa première phrase intelligible… «maman j’ai peur»…

Et puis, très vite, la pudeur Tunisienne reprend le dessus et l’émotion fait place au sens de l’analyse, du débat et de l’anticipation. Les questions fusent: que pensent les investisseurs français ? Les Touristes seront-ils là au printemps ? Notre métier sera-t-til apprécié par les nouvelles autorités ?

La presse internationale pour la premiere fois en accés libre

La presse internationale pour la premiere fois en accés libre

La dialogue reste calme, attentif, brillant dans l’analyse fine de la solidarité sociale révélée par les événements : resserrement des liens familiaux, rapprochement entre les générations avec une vraie admiration des plus âgés pour la façon dont les jeunes des quartiers ont fait face avec courage aux miliciens et les ont protégés.

La liberté de ton est réelle, les plus jeunes disent d’ailleurs se laisser tellement aller à parler librement dans les lieux publics qu’il leur arrive de s’arrêter net pour regarder par-dessus leur épaule si quelqu’un les écoute…

Comme si tout cela pouvait être un rêve dont on peut se réveiller en sursaut.

Mais non ce n’est pas un rêve, dés l’aéroport le contraste est patent, les seuls uniformes sont ceux des douaniers, ceux des policiers ont disparus et pour la première fois depuis bien longtemps j’ai même eu droit à un bonjour aimable de la jeune femme chargée de vérifier mon passeport. Dans la rue les chars ont pris la couleur verte de l’espoir, les voitures s’arrêtent pour prendre les militaires en stop ou les saluer joyeusement.

Dernier pilier de l’Etat à ne pas avoir vacillé, c’est l’Armée qui semble veiller à ce que le « pacte sécuritaire économique et politique » de l’ère Ben Ali se transforme sereinement en la « démocratie sociale et entrepreneuriale » que mérite cette magnifique Nation.

La Suisse en tête du WEF Global Competitiveness Report 2010-2011

Le World Economic Forum vient de publier son classement 2010-2011 des pays les plus compétitifs. Comme l’an dernier, la Suisse arrive en tête alors que la France se situe à la 15eme position.

Le rapport est établi sur la base de 12 paramètres de compétitivité économique :

  • La qualité des Institutions
  • La qualité des Infrastructures
  • L’environnement macroéconomique
  • La Santé et l’Education
  • L’enseignement supérieur et la formation
  • L’efficacité du marché des biens et services
  • L’efficacité du marché du travail
  • La modernité du marché financier
  • Le niveau de maitrise technologique
  • La taille du marché
  • La sophistication des affaires
  • L’Innovation

Wef Global Competitivess Report